Belgique, pays de l’absurde ?

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La situation politique en Belgique illustre encore une fois le caractère absurde de ce pays.

Pensez un peu. Les élections législatives se sont déroulées le 13 juin 2010 et deux partis ont gagné ces élections.

Du côté francophone, c’est le Parti Socialiste (PS) qui a récolté le plus grand nombres de voix. C’est un parti de gauche qui revendique une Belgique unie et solidaire.
Du côté néerlandophone, c’est le parti de la NV-A qui a remporté les suffrages. Ce dernier est aussi supérieur en terme de voix, les néerlandophones étant par ailleurs 6 millions pour 4 millions de francophones. Ce parti se positionne clairement comme étant un parti de droite, et surtout qui affirme son rejet de la monarchie, tendant vers le séparatisme : entendez la fin de la Belgique.

Le décor est planté. Il s’agit à présent de constituer un gouvernement (stable) assez rapidement pour faire face aux exigences socio-économiques urgentes. Comment ? En Belgique, c’est le Roi qui va entrer en scène pour lancer les hostilités. Ce dernier devra nommer un informateur, c’est-à-dire une personne influente du parti ayant obtenu le plus grand nombre de voix, afin de nouer les contacts et préparer le terrain au formateur. C’est cette dernière personne qui formera le gouvernement et qui en deviendra premier ministre.

Ceci pour le mode d’emploi. Venons-en à la situation inédite. Ce fameux informateur nommé par le roi a été nommé il y a peu : il s’agit de Bart De Wever, … le président de la N-VA, vous savez, ce parti anti-royaliste ! Donc situation de jamais-vu : un républicain nommé par le Roi pour préparer le travail de formation d’un gouvernement qui sera conduit par son meilleur ennemi, le parti socialiste !

Autant dire que la tâche ne sera guère aisée, d’autant que la NV-A n’aura pas envie de décevoir ses nombreux électeurs flamands, dont certains attendent avec impatience une auto-proclamation de la Flandre indépendante…

Mais quand on connaît la capacité des politiciens de faire des compromis (à la belge), on peut tout de même encore garder espoir, tout n’est pas (encore) perdu.

Pauvre Belgique, pays de l’absurde !


La Belgique actuelle, c’est aussi mon affaire en tant que membre d’Affiliation-Business.

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