Le 13 juin, on vote en Belgique.

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:

Dans un contexte politique difficile sur fond de crise économique mondiale (ouf !), les Belges vont voter ce dimanche 13 juin 2010.

Tout a commencé il y a deux mois environ quand le parti flamand, l’Open VLD, a fait chuter le gouvernement car ce dernier n’a pas réussi à trouver un accord sur l’épineux dossier BHV (dossier des communes à facilités linguistiques). De plus, les partis flamands exigent une réforme de l’État, en profondeur.

La notion de base à comprendre est la suivante. Les Flamands (en vert) ont un principe de territorialité alors que les Wallons (en rouge) ont un principe de langue. La région de Bruxelles-Capitale (en bleu) se trouve en territoire flamand mais 90 % de la population est francophone. Pour compliquer un peu, il faut savoir que beaucoup de communes autour de Bruxelles mais dans la région flamande, ont une population majoritairement francophone (au grand dam des Flamands !). C’est ce que l’on appelle les communes à facilités. Des avantages y sont accordés aux Francophones, bien que se trouvant en territoire flamand. Et c’est précisément ces avantages que les Flamands aimeraient supprimer en scindant l’arrondissement de BHV (Bruxelles - Halle - Vilvorde).

Cette situation accentue les conflits et la mésentente entre les Flamands et les Wallons, avec Bruxelles-Capitale entre les deux. Ces deux peuples ne se connaissent plus et ne font que peu d’effort pour aller vers l’autre. Un exemple. Si l’on veut connaître l’actualité en détail de la Belgique, il faut acheter deux journaux quotidiens. L’un flamand, l’autre francophone…

Et les clichés volent bien bas. “Les Wallons sont des assistés, des fainéants”, “Les Flamands sont arrogants et sont la vache à lait de la Belgique”. Les partis politiques se radicalisent et certains (NVA) vont jusqu’à une demande de scission du pays. Le danger est une radicalisation des positions. Pour preuve, ce dernier parti, le NVA, qui promet d’obtenir un grand succès aux élections de dimanche. Et comme ce parti est clairement pour une Flandre indépendante … NVA = bye bye Belgique…

Les partis francophones doivent rester en front commun face aux revendications des nationalistes flamands. Il y aura une réforme de l’État avec plus de pouvoirs pour les régions (flamande et wallonne) mais tout l’enjeu est de savoir jusqu’où. Car donner tous les pouvoirs aux régions viderait de sa substance l’État fédéral (et la Belgique).

La formation d’un gouvernement dépendra des bonnes volontés des partis et de la manière dont ces compromis seront proposés et acceptés. Ceci dans un contexte de forte poussée nationaliste voire séparatiste.

Le soir du 13 juin, les jeux seront fait. Rien ne va plus … vraiment !


La politique, c’est aussi mon affaire en tant que membre d’Affiliation-Business.

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces tags XHTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <blockquote cite=""> <code> <em> <strong>